Iran

21.9. -  26.11.2016



Für den Winter bereit - Prêt pour l'hiver


Reise in Bildern - Voyage en images


Momentaufnahmen - Petites histoires

Gastfreundschaft - Hospitalité

Nima, seine Frau und seine beiden Söhne

Die erste von uns besuchte Stadt im Iran ist Khoy. Wir brauchen eine SIM-Karte und eine Versicherung für Ursul. Der Verkäufer der SIM-Karte, Nima, erklärt uns den Weg zu einer Versicherungsagentur und lädt uns zum Essen ein. Ein Wettlauf gegen die Zeit beginnt, denn es ist Donnerstag und somit Beginn des iranischen Wochenendes. An der uns angegebenen Adresse sind die Türen verriegelt. Wir glauben uns verirrt zu haben. Etwas weiter sprechen wir eine Frau an, die uns zurückbegleitet und die vor der Türe stehenden Personen anspricht. Es sind Mitarbeiter der Versicherung. Ohne zu zögern öffnen sie ihre Tore nochmals und stellen effizient eine Versicherung aus. Mit grossen Schritten streben wir nun zurück zum Ursul. Da fährt auch schon Nima vorbei. Ursul wird in der Nähe des Hauses von Nima geparkt und wir steigen um in sein Privatauto. Alsbald wird in wilder Fahrt durch die Strassen der Stadt gekurvt und Essen eingekauft. Früchte gibt es übrigens direkt an der Strasse bei den Produzenten zu kaufen und die Iraner bezahlen mit Bankkarte. Im Haus von Nima werden wir von seiner Frau und den beiden Söhnen, 6 Monate und zwei Jahre alt, empfangen. Sie hat den Tisch am Boden auf einem Teppich wunderschön gedeckt.

Nima, son épouse et ses deux fils

Notre première ville visitée en Iran est Khoy. Nous avons besoin d'une carte SIM et d'une assurance pour Ursul. Le vendeur de la carte SIM, Nima, nous explique le chemin pour acheter une assurance et nous invite à dîner avec sa famille. Nous sommes un jeudi et le week-end des Iraniens commence. Nous traversons donc la ville à grand pas et nous retrouvons en début de l'après-midi devant des portes closes. Nous nous sommes certainement trompés. Un peu plus loin nous montrons l'adresse à une jeune femme et elle nous raccompagne devant les mēmes portes closes. Elle s'adresse aux quelques personnes dehors et voilà que les portes s'ouvrent juste pour nous. Une jeune femme nous fait efficacement et gentiment une assurance. Nous retraversons la ville pour rejoindre Ursul et Nima nous attend déjà. Nous stationnons proche de sa maison et repartons avec lui dans sa voiture à la découverte de la ville. Une course folle s'en suit. Cela nous prend un certain temps pour comprendre qu'il achète et commande notre dîner dans tous les coins de la ville. Les fruits sont achetés au bord de la route et payés avec carte. Un chaleureux accueil de son épouse et une belle "table" sur un tapis nous attendent chez lui. Nous découvrons avec grand plaisir non seulement les spécialités culinaires iraniennes mais aussi leur façon chaleureuse et sympathique d'accueillir des invités.


Aida und ihre Mutter in Shapur/Selmasi

Wir wollen etwas abseits in den Bergen übernachten. Die Polizei schickt uns jedoch weg. Ihrer Meinung nach ist es zu gefährlich, da zu nahe an der türkischen Grenze. So müssen wir in der Dunkelheit in die nächste Stadt fahren. In einer Nebenstrasse vor einem Möbelgeschäft dürfen wir bleiben. Der Besitzer meint, hier sei es sicher. Eine Frau und ein Mädchen begrüssen uns herzlich. Aida ist 15 Jahre alt, ein Fan von Countrymusik und spricht ausgezeichnet Englisch. Obwohl wir eine Einladung zum Essen von den Frauen ablehnten, stehen sie kurze Zeit darauf mit von der Grossmutter gekochter Suppe vor der Tür. Wir bringen das Geschirr zurück und bekommen einen Sack Äpfel geschenkt. Am Morgen bringen sie uns das Frühstück praktisch ans Bett.

Aida et sa mère à Shapur/Selmasi. Salmas

Nous nous trouvons une agréable place pour la nuit dans le calme des montagnes. Aussitôt arrêté, un policier arrive et nous demande de quitter les lieux. Selon lui il est trop dangereux de rester ici, la frontière de la Turquie, et des terroristes du PKK, étant trop proche. Nous devons dormir dans la prochaine ville. Ce n'est pas un cadeau de conduire la nuit. Arrivés sur une rue secondaire le propriétaire d'un magasin de meuble nous permet de rester juste à côté. Ses caméras de surveillance nous garantissent la sécurité. Une femme et sa fille viennent nous saluer. Aida a 15 ans et parle parfaitement anglais. Elle adore la musique country. Malgré le fait que nous ayons refusé leur invitation à souper, elles nous apportent peu après une bonne soupe de grand-maman et du pain. Je leur rapporte la vaisselle et reçoit des pommes. Le lendemain matin elles nous apportent le petit-déjeuner pratiquement au lit.


Hadi und Neda am Urmiasee

Kaum haben wir uns am sterbenden Urmiasee niedergelassen, kommt uns ein junges Paar entgegen. Die ersten Touristen, vielleicht sogar Nordamerikaner, die wir sehen im Iran. Wie es sich herausstellt, ist Hadi zwar teilweise in Kanada aufgewachsen, aber nun schon seit geraumer Zeit zurück im Iran. Seine Frau Neda ist ebenfalls Iranerin. Spontan laden sie uns zum Essen ein. Ein super Nachmittag an dem auch die Mutter von Hadi und die Eltern von Neda teilnehmen. Wir fühlen uns sehr wohl mit ihnen und werden kurz vor Sonnenuntergang schwer beladen mit Früchten zum Ursul zurückgebracht.

Hadi et Neda au bord du lac d'Urmia

Nous avons juste eu le temps d'arrêter Ursul au bord du lac d'Urmia qui se meurt en toute beauté que nous voyons un jeune couple se diriger vers nous. "Eh bien les premiers touristes étrangers, peut-être même des Nord-américains", pensons nous en observant leur approche. Nous découvrons que Hadi a passé sa jeunesse au Canada avant de revenir s'installer à Teheran. Sa charmante épouse, Neda, est également iranienne. Ils nous invitent à rejoindre, les parents de Neda et la mère de Hadi au restaurant puis à leur maison de vacance. Nous passons un super après-midi avec eux. Pour la route, ils nous offrent quelques kilos de fruits en plus de leur amitié.


Hochzeit in Kurdistan

Laute Musik ertönt von einem Platz mitten im Dorf. Kurdische Hochzeitsmusik. Wir halten an, wollen nur kurz einen Blick auf die Festlichkeiten werfen und schon tanzt Pierre mit den in traditionellen Pluderhosen gekleideten Männern mit. Ich sitze bei den Frauen und schaue mir das Spektakel aus sicherer Distanz an.

Mariage au Kurdistan

Après quelques heures sur une piste de montagne, nous faisons une pause dans un petit village et nous entendons au loin la musique traditionnelle des Kurdes. Un mariage a lieu au bord du ruisseau. Nous allons jeter un coup d'œil sur les festivités et, spontanément, Pierre est invité à danser avec les hommes pendant que je m'installe confortablement avec les femmes.


Kathy

Takht-e Soleyman ein fantastischer Ort. Ganz speziell haben mich die unter der Erde durchführenden Gänge fasziniert. Nicht weit davon entfernt befindet sich ein 100 m hoher und selten steiler Vulkan. An seinem Fusse sprudelt eine warme Quelle. Während Pierre zum Alpinisten wird, geniesse ich die Ruhe. Kommt der pinkfarbene Wirbelsturm namens Kathy daher. Sie bringt mir Früchte, schenkt mir ihr bezauberndes Lächeln, erzählt mir ihre Lebensgeschichte, macht Fotos und lädt mich zu ihr und ihrer Mutter nach Teheran ein.

Kathy

Takht-e Soleyman est un site zoroastrien fantastique. Je suis particulièrement fascinée par les couloirs souterrains. Son voisin, un volcan haut de de 100 m avec un cratère tout aussi profond et une petite source chaude à ses pieds invite Pierre à la grimpette. Pendant ce temps je profite d'un moment pour moi. Alors arrive Kathy, un tourbillon en couleur pink. Elle m'apporte des fruits, m'offre en cadeau son beau sourire, me raconte sa ville, prend des photos et m'invite chez elle dans la région de Teheran.


Foad und seine Familie

Ein kleines kurdisches Dorf, irgendwo verloren in der Pampas, beschert uns eine dieser kleinen Begegnungsjuwelen. Einige Männer sitzen angelehnt an eine Hausmauer und lassen die Zeit ruhig an sich vorbeigleiten. Kaum haben sie die Nase von Ursul gesehen, stehen sie neugierig auf. Wir halten an und lassen uns zum Tee in eines dieser bescheidenen Häuser einladen. Eine fröhliche und humorvolle Runde, die auch Witze in Zeichensprache perfekt versteht.

Foad et sa famille

Un petit village kurde perdu dans les montagnes nous offre un moment de bonheur pur. Quelques hommes sont accotés sur un mur et regarde le temps passé. Lorsqu'ils nous aperçoivent ils se lèvent avec des yeux pétillants de curiosité. Ils nous invitent à prendre le thé avec eux dans une de ses petites maisons modestes. Ils nous démontrent que les farces se racontent et se comprennent bien en utilisant uniquement des gestes. Une rencontre spontanée pleine d'humour.


Namenloser Arbeiter

Wir fahren durch noch im Rohbau befindliche Tunnels. Ein gigantisches Bauwerk inklusive Staumauer wird erstellt. Am Morgen hat eine abenteuerliche Piste Pierre's Talente zum Klingen gebracht und meine Geduld erprobt. So ist es nicht erstaunlich, dass wir am Anfang eines Dorfes kurz zum Verschnaufen anhalten. Ein Auto biegt vor unserer Nase in eine kleine Strasse ein, ein Herr steigt aus und bittet uns ihm zu folgen. Wir sind zum Mittagessen in seinem schönen, neuen Haus eingeladen. Die moderne mit allen nur erdenklichen Haushaltgeräten, fast zur Decke reichendem Kühlschrank und vollem separaten Gefrierschrank ausgestattete Küche lässt keine Wünsche offen. Nach einem köstlichen Mal, extra angeliefert von einem Restaurant, die Frau des Hauses ist gerade abwesend, verabschieden wir uns von ihm ohne seinen Namen in Erfahrung gebracht zu haben.

Travailleur sans nom

Ce matin Pierre a voulu démontrer ses talents multiples en choisissant une piste pratiquement plus utilisée et trop étroite pour Ursul. Ce qui a permis de prouver ma patience. Alors ne soyez pas surpris que nous nous arrêtions au début d'un petit village pour faire une pose après la traversée de tunnels en construction. Une voiture monte une ruelle, un monsieur débarque et nous fait signe de le suivre. Nous sommes invités à manger avec lui dans sa très belle nouvelle maison. Une cuisine de rêve comme dans les revues de décoration. Le diner vient d'un restaurant, car l'épouse est absente aujourd'hui. Sans connaître son nom nous le quittons avec des ventres bien remplis et le souvenir d'une rencontre bien sympa.


Ein grosses MERCI gebührt ebenfalls all den Menschen, die uns mit Melonen, Tomaten, Nüssen, Brot, Wüstenthymian, Datteln usw. einfach so beschenkt haben.

Un grand MERCI à tous les gens qui nous ont offerts des melons, des tomates, des noix, du pain, du thym du désert, des dattes etc.


Kleidungsordnung für Frauen

Selbstverständlich halte ich mich daran. Nichtsdestotrotz trage ich stolz die Dreifuss-Sonne an meinem Mantelkragen durch den Iran.

Règles vestimentaires pour femmes

Évidemment, je respecte les règles vestimentaires pour femmes en Iran. Néanmoins je porte avec fierté le soleil "Ruth Dreifuss" fixé sur le revers de mon manteau en traversant le pays.

 


Ursul hat ein Loch im Kopf

Es waren einmal zwei abenteuerlustige Langzeitreisende, die sich abends mitten in eine Kleinstadt (600'000 EinwohnerInnen) mit ihrem grossen Unimog namens Ursul wagten. Höchste Konzentration des Fahrers war gefordert, um sein sehnliches Ziel den Parkplatz neben dem Schloss zu erreichen.

 

Nun das Verhalten der am Verkehr teilnehmenden Iraner und Iranerinnen hat es in sich. Es wird von rechts, von links überholt, aus zwei Fahrspuren werden teilweise vier und manchmal sogar fünf. Von Nebenstrassen einbiegende Fahrzeuge mit dem Vorhaben die Strasse zu queren lassen das Chaos weiter wachsen. Öfters ist der Abstand zwischen den Autos auf ein absolutes Minimum reduziert und doch fährt kaum einer dem andern rein. Verkehrsschilder scheinen eher eine Dekorationsfunktion zu haben als ernst genommen zu werden. In der einbrechenden Dunkelheit überqueren in schwarzen Tschadors gekleidete Frauen wie Schatten die Fahrbahn. Kleine Kinder, bunte Punkte, halten sie an der Hand. Die erste Abzweigung verpasst, gibt es keine andere Wahl, als dem Gedränge zu folgen. Endlich kann links abgebogen werden. Nun wird die mit Bäumen gesäumte Strasse noch schmaler und ist auf beiden Seiten von offenen Abwasserkanälen begrenzt. Es ist Einkaufszeit. Die Geschäfte öffnen zwischen 16 und 17 Uhr. Deshalb sind auch noch auf beiden Seiten unzählige Autos geparkt. Gut ist hier nur Einbahnverkehr. Wir biegen wiederum links ab und treffen nach kurzer Fahrt auf eine grosse Strasse mit Gegenverkehr. Um zum Parkplatz zu gelangen, müssen wir nochmals links abbiegen. Rechts abzubiegen ist aus meiner Sicht eine gute Alternative. In diese Richtung führt die Strasse nämlich aus der Stadt hinaus. Doch der Parkplatz ist nun so nahe, dass der Verlockung nicht widerstanden werden kann. Ein letztes Rechtsabbiegen und er liegt endlich vor uns. Eine gähnende Leere und ein Hände verrührender Wächter erwarten uns. In der Nacht darf hier nicht geparkt werden. Wir müssen weiter. Nun sind wir echt genervt und ich schmolle vor mich hin. Den plötzlich über der Fahrbahn auftauchenden dicken Baumstamm sehe ich und weiss Ursul kommt hier nicht so einfach unten durch. Ich brülle "Achtung Baum". Vergebens. Bum. Unsere Wohnkabine rammt ihn mit voller Wucht. Gut sind wir langsam unterwegs. Es bleibt keine Zeit den Schaden zu bestaunen. Mittels Zeichensprache werden wir zum Rückwärtsfahren und korrekten Vorwärtsfahren gebeten. Eine Brücke führt über einen Fluss und links davon sehen wir einen grossen Parkplatz. Linksabbiegen verboten. Also wird rechts abgebogen. Nur noch wenige Meter und zwei Brückenbogen trennen uns von einem nun wirklich heiss ersehnten Parkplatz. Ein grosses rundes Schild macht uns auf die Höhe zwischen Strasse und Brücke aufmerksam: 2,7 m. Wir sind 3,4 Meter hoch. Stopp! Pierre braucht frische Luft und sieht sich den für Ursul unerreichbaren Parkplatz mal aus der Nähe an. Er ist ja nur 1,80 gross und kommt problemlos unter der Brücke durch. Währenddessen schaue ich mich mit verzweifelter Miene um. Ein netter älterer Herr erbarmt sich meiner und bietet mir und Ursul Unterschlupf auf seinem Taxiparkplatz gleich nebenan an. Gerne nähme ich diese Einladung an, nur der Fahrer fehlt. Farsi spreche ich sehr limitiert und so geht ein lebendiges Gestikulieren los. Pierre kommt zurück, wir stellen uns auf den Platz und können endlich gemeinsam mit einer nicht geringen Anzahl Farsi sprechender Taxifahrer den Schaden an unserer Wohnkabine bestaunen. Ab sofort haben wir das Gefühl eine weitere Lampe installiert zu haben und eignen uns die Gewohnheit an, nach dem Schalter zu suchen, um sie abzulöschen.

 

Eine Stunde später beginnen die Ashura-Umzüge. Tambouren von sich symbolisch peitschenden Menschen und einem singenden Erzähler begleitet marschieren durch die Strassen. Wir wollen uns dies aus der Nähe ansehen. Ein freundliches "Welcome to Iran" aus einem vorbeifahrenden Auto lässt mich aufhorchen. Thank you, do you speak English? Yes of course. Und schon eilt Hesam hinter mir her, um sich den Schaden am Ursul anzuschauen, während seine Verlobte mit ihrer Geburtstagstorte nachkommt. Unglaublich was uns an Hilfsbereitschaft in den nächsten Stunden zuteil wird und dies mit absoluter Selbstverständlichkeit.

 

Am Morgen gehe ich zurück zum Unfallort. Mehrere Herren erkennen mich und erklären mir wie sie mit Pfeifen, Schreien und Handzeichen versucht haben, uns anzuhalten. Der Baumstamm scheint eine lange Geschichte von Begegnungen mit Autodächern zu haben. Die Anwohner meinen, er sollte endlich entfernt werden.

 

Es stellt sich heraus, dass die Reparaturmöglichkeiten besser sind in Esfahan als in Koram Abad. Da das Ashura-Fest noch mehrere Tage dauern wird, haben wir somit einige Tage Zeit, um von einer Stadt zur andern zu gelangen. Wir danken Hesam, seiner Verlobten, seinem Vater und seinem Cousin herzlich für die Geduld und Unterstützung.

Ursul a un trou dans la tête

Il était une fois deux aventuriers qui ont osé traverser une petite ville de 600'000 habitants avec leur grand camion Ursul pendant l'heure de pointe du soir. Ceci demanda une concentration absolue au conducteur.

 

Le comportement iranien une fois assis au volant d'une voiture ou sur une moto ne semble respecter aucune règle de circulation civilisée. Les panneaux de signalisation n'ont qu'une fonction décorative. Ainsi au lieu de deux lignes de voitures il y a souvent trois, quatre et même cinq. Les dépassements se font de droite et de gauche à tout moment laissant un espace minimale entre les véhicules. Les voitures qui veulent traverser la rue bloque le traffic sans se gêner. Le chaos y règne. S'ajoute à tout cela les femmes en tchador noir avec des petits points colorés à leur main, leurs enfants, qui traversent la rue à pied et deviennent presque invisible dans le gris de la nuit tombante.

 

Nous manquons notre première jonction et il nous reste qu'à suivre la folie. Enfin nous pouvons tourner à gauche. Toutefois la rue devient plus étroite avec des deux côtés des arbres et des égouts ouverts. Il est 17 h. Les magasins ont ouvert leurs portes. Ainsi les voitures stationnées en double s'ajoutent aux multiples défis déjà présents. Heureusement il s'agit d'une rue à sens unique. Nous tournons encore à gauche et peu après tombons sur une grande rue. Si nous tournons à droite nous sortirons facilement de la ville. Je trouve cette alternative excellente. Eh bien non, le stationnement du château étant très proche nous tournons à gauche et peu après à droite. Devant nos yeux se présente un grand stationnement complètement vide et un gardien qui refuse de nous laisser entrer. Nous devons continuer notre chemin. Le climat dans la cabine ressemble de plus en plus à un début d'orage. Je vois bien le tronc d'arbre qui se lance au travers de la rue et je comprends vite qu'il faut faire attention. Je crie "ATTENTION ARBRE" et j'entends en réponse un grand boum. Trop tard nous avons déjà foncé dedans avec notre cellule. Heureusement nous ne roulions pas vite. Les gens autour nous aident à reculer et à passer à côté sans dégâts supplémentaires.

 

Nous traversons ensuite un pont et voyons à gauche au bord de la rivière un grand stationnement. Nos nerfs tendus nous font vraiment apprécier ce cadeau des cieux. Comme tourner à gauche n'est pas possible nous tournons à droite à la fin du pont. Une route mène en-dessous du pont vers le stationnement. Hauteur du passage: 2.7 m. Hauteur d'Ursul: 3.4 m. Nous nous arrêtons. Pierre avec ses 1.8 m passera bien en-dessous du pont et se lance à la découverte d'un passage. Franchement il a aussi besoin d'une bonne bouffée d'air frais. Je reste à côté d'Ursul avec la mine d'une femme désespérée. Deux minutes passent et un homme âgé me prend en pitié. Il offre à Ursul et à moi de nous réfugier sur son stationnement pour taxi juste à côté. Je veux bien accepter son offre, mais le chauffeur manque. Ne parlant pas farsi, et lui pas anglais, une drôle de conversation gestuelle s’en suit. Pierre revenu, nous nous stationnons et pouvons enfin admirer les dégâts entourés de chauffeurs de taxi qui les commentent en farsi. Dès maintenant nous nous habituons de rechercher l'interrupteur qui nous permet d'éteindre la lumière supplémentaire.

 

Une heure plus tard les défilés d'Ashura commencent. Les Iraniens commémorent la mort d'Hussein. Des hommes se fouettant symboliquement suivent des joueurs de tambours et sont accompagnés d'un raconteur/chanteur. Nous voulons voir cet événement de plus proche. Une voiture s'arrête à côté de moi et j'entends un "Welcome to Iran". "Thank you, do you speak english?" que je lui répond. Aussitôt le "yes" entendu je lui explique que nous avons besoin d'aide et Hesam me suit jusqu'à Ursul pour voir les dégâts. Sa fiancée nous suit avec son généreux gâteau d'anniversaire pour nous en offrir un morceau.

 

Dans les heures qui suivent ils nous offrent sans hésitation toute l'aide dont nous avons besoin. Le lendemain matin ils font le tour des réparateurs potentiels avec nous. Après quelques discussions ils nous conseillent d'aller essayer à Esfahan, ville beaucoup plus grande et réputée pour ses nombreux ateliers. Un grand merci à Hesam, sa fiancée, son père et son cousin.

 

Avant d'avoir quitté la ville, je suis allée voir le tronc d'arbre et prendre quelques photos. Comme vous pouvez bien voir, il a une longue histoire à raconter sur ses multiples rencontres avec des toits de camions. Les gens qui vivent autour aimeraient bien qu'on le coupe.


Parasiteninvasion zum zweiten

Weshalb wir wieder eines dieser doofen Selfies machen, fragt ihr euch. Ganz einfach, wir sind gelangweilt. Zum zweiten Mal innerhalb von wenigen Monaten heizen wir unsere Wohnkabine, diesmal mitten in der Wüste, auf mehr als 50 Grad auf.

 

Lasst mich die Zeit zurückdrehen und die Geschichte von Beginn an erzählen

Den Rat des Cousins von Hesam auf grossen geteerten Strassen nach Esfahan zu gelangen, haben wir selbstverständlich, kaum ausgesprochen, über Bord geworfen. So entdecken wir auf kleinen Strassen und auf Pisten die schöne Berglandschaft. Eines Mittags setze ich meine Füsse in das ausgetrocknete Grasland und sogleich überfällt mich ein brennendes Beissen. Wie gewohnt versuche ich es mit meinem Speichel zu lindern. Es juckt wie verrückt und ich entdecke erste Stiche an Händen und Füssen. Bis Esfahan habe ich 70 davon auf Füsse, Beine, Bauch und Vorderarme verteilt. Es sind Flöhe. Zudem entzündet sich eine Zyste auf dem Rücken arg. Ein Arztbesuch wird unabwendbar. Neben Antibiotika sowie Schmerzmittel erhalte ich auch Creme und Tabletten gegen das Jucken. Ich wechsle fleissig meine Kleider und die Bettwäsche. Die Hotelwäscherei, wir sind Gäste auf dem Hotelparkplatz, lässt sich das Waschen mit 70 $ vergolden. Wir stellen verschiedene Fallen auf. Kein Floh lässt sich damit einfangen, aber beissen tun sie fleissig weiter und hinterlassen Kot in eindrücklicher Menge hauptsächlich auf meiner Seite des Bettes. Übrigens überlege ich mir nun schon seit einer Weile, eine zweite berufliche Laufbahn als lebendige Parasitenfalle anzustreben. Vielleicht würde ich sogar reich dabei.

 

An einem der Tage wird etwas ausserhalb von Esfahan rasch und kompetent mit den vorhandenen Materialien das Loch in der Wohnkabine repariert. Bei einbrechender Dunkelheit ist die Arbeit getan. Hübsch sieht es nicht gerade aus. Laut Pierre ist Ursul nun erwachsen.

Zurück in Esfahan schmerzt die Zyste immer mehr und verfärbt sich. Bei einem Dermatologen wird sie schlussendlich entfernt. Als ein echtes Grossstadtabenteuer in Farsi erleben wir die Suche nach der im Internet problemlos gefundenen Klinik. An einer einzigen Strasse mit verschiedenen Sackgassen, die zu Hinterhöfen führen, befinden sich unzählige Praxen, Kliniken und Apotheken. Ein wahrhaftiger Dschungel.

Nach einem weiteren Tag, den wir für die Verlängerung unseres Visums nutzen inkl.rasende Taxifahrten und stundenlanges Warten, fahren wir ins City Center und kaufen uns einen Staubsauger und einen Steamer. Klein und möglichst effizient sollen sie sein. Wir werden fündig und bezahlen ein Vermögen für deutsche Geräte, die bei Amazon für wenig Geld zu haben sind.

 

In einer kleinen Stadt in einem Park reinigen wir die Wohnkabine während zweier Tage und waschen von Hand unsere Wäsche (60 °). Eines meiner Kleidungsstücke sieht jetzt wie eine Freiburger Kuh aus, schwarz und weiss gefleckt. Wir stellen alle Kissen an die Sonne und siehe da zwei Miniviecher suchen das Weite. Zur Sicherheit verkleben wir auch noch den unteren Stauraum mit Klebeband. Endlich kehrt Ruhe ein.

Pierre nutzt die Zeit auch, um das Innere von Ursul den neuen Gegebenheiten anzupassen. Unsere Disco (Küchenzeile) muss besser befestigt und die Plastikschachteln der nun gewölbten Wand angepasst werden.

 

Während der ganzen Zeit werden wir unzählige Male eingeladen, besucht, fotografiert (ich durfte sogar einen Tschador mit einer Lehrerin teilen) und mit Brot versorgt. Die Polizei kommt vorbei. Ich breche in Tränen aus und zeige ihnen meine Handvoll Medikamente. Sogleich wollen sie mich ins nächste Spital bringen. Nein, was ich jetzt dringend brauche, ist endlich etwas Ruhe. Am zweiten Abend um 22 Uhr 30 wird wie verrückt von allen Seiten an Ursul geklopft. Wir werden aus dem Schlaf gerissen. Eine ganze Familie vom Grossvater bis zum Kleinkind wollen uns begrüssen und bringen uns Fleisch, Suppe, Brot, frische Kräuter, zwei Suppenteller und Löffel. Merci.

 

Um ganz sicher zu gehen, dass alle Parasiten, ihre Eier und Larven Tod sind, sitzen wir nun vorne in der Fahrerkabine und langweilen uns. Der Backofen und die Heizung laufen auf vollen Touren.

 

Wer glaubt, wir hätten uns auf die faule Haut gelegt und bessere Zeiten abgewartet zwischen der ersten Reinigungsaktion und der von heute, liest am besten gleich noch die Pistenerzählung zum Thema Wüste.

Invasion de parasite

Pourquoi faisons nous encore un selfie avec deux têtes plutôt ennuyées? La réponse est simple. Pour la deuxième fois en quelques mois nous réchauffons l'intérieur de la cellule à plus de 50 degrés. Cette fois-ci nous nous retrouvons au plein milieux du désert.

 

Laissez moi commencer cette histoire au début et retourner quelques semaines en arrière.

Nous négligeons le conseil du cousin de Hesam de rester sur les bonnes routes pour aller de Khoram Abad à Esfahan. Pour passer d'une ville à l'autre nous avons le temps de quelques jours, car durant la dernière partie de la fête d'Ashura les gens ne travaillent pas. Nous profitons de la beauté des montagnes qui se présentent sur notre trajet et les découvrons en suivant pistes et petites routes.

 

Un midi je me promène en sandales sur une prairie d'herbes séchées où de grands troupeaux de bêtes se nourrissent en été. D'un coup je sent une brûlure sur mon pied droit et je sais qu'un insecte m'a piqué. J'utilise comme d'habitude ma salive pour adoucir. Les piqûres piquent comme le diable et j'en découvre plusieurs sur mon pied et mon bras. Arrivée à Esfahan j'ai au moins 70 piqûres distribuées sur mes jambes, mes bras et mon ventre. Ce sont des puces. La grosse goutte qui fait déborder le vase, un ciste sur le dos qui s'infecte, m'oblige à voir un médecin. Je reçoit des antibiotiques, des antidouleurs, des anti-démangeaison et je dois changer mes vêtements et les draps sur une base très régulière. Le lessive à l'hôtel, dont nous sommes des clients de leur stationnement, nous coûte "seulement" 70 $. Nous installons plusieurs pièges à puces sans succès. Elles continuent à me mordre et je trouve tous les matins des crottes sur mon drap. D'ailleurs je réfléchis à une nouvelle carrière professionnelle comme piège vivant de parasites.

 

Nous quittons le centre-ville pour faire réparer la cellule. Le travail est vite et bien fait. La beauté de jeunesse d'Ursul est chose du passé. Pierre trouve qu'il est devenu adulte tout comme nous.

 

De retour dans le centre-ville le ciste se colore de plus en plus et fait de plus en plus mal. Nous décidons de voir un dermatologue. La clinique est vite trouvée sur internet. Toutefois la trouver sur le terrain est plus difficile. Des centaines de médecins, de pharmacies et de cliniques se retrouvent sur une seule rue de laquelle parte quelques ruelles en cul-de-sac. Tout est écrit en farsi. Heureusement les Iraniens sont comme d'habitudes très serviables et nous dirigent finalement jusqu'à la bonne porte. Le dermatologue parle parfaitement bien anglais et le ciste est opéré en peu de temps.

Le lendemain le prolongement du visa nous fait découvrir la conduite aisé/osé des chauffeurs de taxi et la limite de notre patience avec l'appareil gouvernemental. Pour nous consoler nous parcourons un méga centre commercial tout neuf à la recherche d'un aspirateur et d'un steamer, le plus petit et le plus performant possible.

 

Dans un parc d'une petite ville nous nous mettons au travail. Durant deux jours nous nettoyons la cellule et lavons le linge à 60 degrés. Un de mes vêtements ressemble maintenant à une vache fribourgoise, noire et blanche. Les matelas ont droit a un bain de soleil et je vois deux mini parasites se sauver. Pour s'assurer d'un bon résultat nous fermons les compartiments en-dessous de mon lit avec du scotch tape. Enfin la paix': je n'ai aucune nouvelle morsure le lendemain.

 

Durant ces deux jours de nombreux visiteurs nous invitent, nous questionnent, ou simplement viennent prendre des photos. La deuxième soirée nous sommes réveillés à 22 h. Ce n'est pas un contrôle de police mais plutôt une grande famille, du grand-père au nouveau-né, qui veulent nous dire bonjour et nous apporter de la viande, une soupe, des herbes fraîches, du pain, deux bols et deux cuillères.

 

Pour être certain que toutes les puces, leurs oeufs et larves soient morts nous nous ennuyons un peu dans la cabine en attendant que le four et le chauffage chauffent la cellule.

 

Entre le grand nettoyage et la "cuisson" des puces, nous avons passé quelques jours mémorables dans le désert (v. sous piste).


Liebesäpfel

Mitten in der Wüste taucht plötzlich ein herbstlich bunt gefärbter Blätterwald auf. Was ist denn das, fragen wir uns. Es ist eine Granatäpfelplantage. Der junge Besitzer zeigt uns stolz seine mit Früchten reich beladenen Bäume. Das reine Quellwasser soll nicht nur die Bäume, sondern auch die Menschen jung erhalten. Wer von diesen herrlichen Früchten profitieren möchte, kann sie direkt bei Erfan kaufen. Da er im Frachtgeschäft tätig ist, kann er sie auch nach Europa senden. Interessiert? Schreibt mir eine Mail über Kontakt.

Pommes d'amour

En plein milieu du désert apparait tout d'un coup une forêt automnale. Quelle surprise. C'est une plantation de grenadiers. Le jeune propriétaire nous invite à voir ces arbres plein de fruits magnifiques. Grâce a une source, acheminée souterrainement sur une grande distance, il y a assez d'eau à l'année. La pureté de l'eau a également de bons effets sur la santé et la longévité des humains. Comme il travail dans le "shipping business" il peut envoyer ses fruits partout sur terre. Si vous êtes intéressés vous pouvez m'envoyer un mail.


Wenn der Regen nicht mehr wiederkäme

Seit Wochen warten die IrannerInnen auf Regen. Wenn dieser nicht mehr wiederkäme, was dann? Grosse Seen, wie der Urmia-See und der Tashkd-See trocknen aus (der letztere ist auf unserer Karte noch blau eingefärbt). Die Wüsten breiten sich stets weiter aus. Am Ufer des Tashkd-Sees verbringen wir einen Tag und sichten die ersten rosa Flamingos am Himmel. Ich frage mich, ob die wohl noch irgendwo eine "Glunge" Wasser und wenigstens ein wenig Futter finden, damit es reicht zum Überleben. Wie wir später vom Tourist Office in Shiraz erfahren, leiden sie tatsächlich an Hunger. Ein Stossgebet sende ich in die Ferne und bitte für sie und die Menschen um Regen. Der Himmel verdunkelt sich, der Wind nimmt an Stärke zu und immer mehr Sand wirbelt durch die Luft. Wir machen uns auf den Weg. Wenig später kommen wir an unzähligen Tomatenfeldern vorbei. Viele Menschen sind emsig daran Tomaten zu pflücken. Die Kopftücher der Frauen flattern im Winde. Grosse und kleine Lkw's werden oder sind schon mit Kisten voller Tomaten beladen. Das Bild der Bauern in Charmey taucht vor meinen Augen auf, wenn sie in letzter Minute unter grösstem Einsatz das Heu noch ins Trockene bringen müssen, während am Horizont die schwarzen Wolken des bevorstehenden Gewitters sich drohend ballen. Nur scheint es sich hier um einen Sandsturm zu handeln. Die noch nicht reifen Tomaten versuchen Arbeiter mit Plastik zu schützen. Ein Kampf zwischen Wind und Mensch. Der Letztere verliert ihn des Öfteren. Bilder des Filmes von Goretta nach dem gleichnamigen Roman von Ramuz: "Wenn die Sonne nicht wiederkäme" tauchen auf in meinem visuellen Gedächtnis. Ich stehe zwar nicht hoch oben auf dem Berg über dem Nebelmeer und juble, als die ersten Strahlen der Sonne erscheinen, jedoch kann ich die Gefühle dieser Menschen und der Menschen im Hier und Heute erahnen, als plötzlich der erste Regentropfen fällt.

Si la pluie ne revenait pas

Depuis des semaines les Iraniens attendent la pluie. Mais si elle ne revenait pas? Des grands lac salés comme ceux d'Urmia et de Tashkd sont, comme la mer d'Aral, plus ou moins asséchés. Les déserts grandissent. Nous nous arrêtons au lac de Takhd et observons les premiers flamands roses dans le ciel. Je me demande s'ils trouvent encore assez d'eau et de nourriture. A l'office de tourisme de Shiraz il nous confirme qu'ils souffrent de la famine. J'envoie une prière au ciel, autant pour les humains que pour les animaux, pour que la pluie ne tarde plus. Le ciel noircit, le vent se lève, le sable s'envol. Nous quittons les lieux. Nous passons des grand champs de tomates ou bien des gens les cueillent en toute vitesse. Les hejab des femmes volent au vent comme s'ils voulaient s'évader de cette dure situation. Quelques hommes essaient de couvrir les champs avec des fruits non murs avec du plastique. Ils perdent trop souvent la bataille contre vent et sable. Des camions remplis de tomate quittent en urgence les lieux. Les images du film de Goretta et du roman de Ramuz:"Si le soleil ne revenait pas" me viennent à l'esprit. Je ne suis pas, comme dans le film au sommet d'une montagne au dessus d'une mer de brouillard lorsque le premier rayon de soleil apparaît mais néanmoins, les premières gouttes d'eau qui tombent me laisse deviner un peu ce sentiment que les gens doivent ressentir face à une telle situation.


Piste - La piste

Le désert iranien

Raconté par Pierre

 

On trouve deux grand désert en Iran, cet automne, on explore le Dash-E-Kavir, le grand désert de sel. De Ispahan, un grand détour vers Yazd.

 

On va d'abord vers les dunes de Varzaneh pour une mise en forme. Ça fait presque deux ans qu'Ursul n'a pas joué dans le sable. On reste pris une fois mais après avoir pelleté et s'être enfoncé encore plus, on se reprend et on réussit à passer. Les dunes sont vaste et il y a de beaux circuits en bordure de dunes entre Harka et le lac asséché.

 

Le lendemain, on cherche notre chemin en longeant la dune entre Khara et Varzaneh en slalomant entre les arbres et arbustes mais ça ne passe pas. On passe une nuit urbaine près du château de Na'in d'où on emprunte la route 62 vers le désert. Après une heure de route, on doit faire le plein et on fait la connaissance de Kian qui part avec sa Land Rover faire découvrir le désert à ses deux «  invités  » allemands, Mathias et Mandi. Ils nous invitent à aller luncher avec eux. Ehsan et Shiva nous rejoignent et comme le premier contact est bon, on se joint à eux pour la suite.

 

De la route goudronnée, on passe à la bonne piste vers des campements d'éleveurs puis la piste disparaît et on fait nos traces vers le soleil couchant. Chargé d'une provision de bois, il fait noir en arrivant au bivouac au milieu des dunes. Ce n'est que le lendemain matin qu'on peut admirer le magnifique décor.

 

Ce deuxième jour est plus tranquille, on part en éclaireur pour voir si la traversée de la rivière est praticable. On trouve un passage assez sec, on y reviendra le troisième jour.

Après la traversée de cette rivière, Kian nous guide au travers des montagnes par un itinéraire très peu utilisé. En fin de journée, on rejoint la route qui nous conduit au dessus des dunes de Mesr à temps pour le coucher du soleil où on se séparera momentanément de nos amis. La journée suivante, on est seul pour explorer les environs de Mesr. Le paysage est très varié, dunes, montagnes érodées et canyon.

 

Puis on retrouve Kian, Ehsan et Shiva pour une deuxième expédition avec trois autrichiens cette fois. On suit d'abord une piste entre dunes et montagnes jusqu'au village pittoresque quasi abandonné de Arusan. Le bivouac aura lieu au pied des dunes, au fond d'un lac asséché.

 

La dernière journée avec Kian s'annonce passionnante. On commence par un réchauffement sur les petites dunes. Le sable est parfois dure, parfois mou. Les autrichiens restent coincés sur le dessus d'une dune, ça permet a Ehsan de pratiquer le dépannage.

 

Puis c'est le vrai départ. Kian veut essayer une traversée qu'il n'a jamais faite. Le genre de traversée qu'on n'oserait pas entreprendre en solitaire. A 3 véhicules, on peut s'y risquer.

Le début est sauvage, mi pierreux, mi sableux. Puis arrive la grande montée. De loin, elle semble assez pierreuse. Kian et ses invités s'y lancent en premier et réussissent difficilement, ce sera donc plus ardu que prévu. On s'y lance et par trois fois, on s'enfonce dans le sable. La combinaison sable, pente et poids d'Ursul ne nous est pas favorable. On décide alors de laisser passer Ehsan puis de foncer le plus haut qu'on peut en direction des pierres. On s'y rend presque. Il ne reste qu'une dizaine de mètres à faire avant de tomber sur un fond plus ferme. En dégonflant encore plus, en mettant les plaques et en utilisant le treuil de Ehsan, ça devrait marcher. Le treuil ne sert qu'à nous faire monter sur les plaques puis la traction est suffisante et on atteint le fond rocheux puis le col ; la confiance de réussir revient.

La descente est fantastique. D'abord une grosse dune à raide à descendre puis d'autres plus douces. Une ambiance très sauvages comme on les aime. Dans la vallée, on retrouve la piste, puis la route goudronnée qu'on suivra jusqu'au joli oasis de Garmeh où on quittera nos copains.

 

La suite se fera en solitaire vers Yazd. On commence sur de petites routes jusqu'au village de Iraj d'où on tente une traversée des montagnes vers le sud sur une piste aperçue sur Google Earth. Malheureusement, elle n'existe pas. Dommage car le début est très prometteur. On doit donc traverser cette chaîne de montagne par la nouvelle route goudronnée qui mène de Bayazeh à Ardahan, belle route d'ailleurs. En arrivant dans la plaine au coucher de soleil, on quitte la route juste avant le village de Haji-Abade-Zarin. Bivouac paisible sous les étoiles.

 

Le lendemain, cette plaine semble facile à rouler et on fonce vers les jolies collines au loin. Entre ces collines, il y a quelques traces et comme c'est facile à rouler, on continue à explorer. On rejoint une piste qui nous mène à une petite mine. La piste disparaît et le terrain devient plus crevassé. Il serait sage de rebrousser chemin mais en continuant, on pourrait contourner la montagne et rejoindre la route un peu plus loin. Plus on avance, plus le terrain devient difficile. Il y a une trace de moto ici et là mais on avance que très lentement. Après une heure à ce rythme, il faut prendre une décision. Retourner n'est pas tentant car il faut refaire le mauvais terrain. Mais plus on avance, plus le retour sera pénible. Après avoir examiné les alentours à la jumelle, on choisit de continuer et quinze minute plus tard, le terrain s'améliore et on recommence à voir quelques traces. On réussit à suivre ces traces pour contourner la montagne. La route est maintenant assez proche mais un grand lac nous sépare. Ce lac est évidemment à sec mais le sable reste souvent humide et on ne peut pas s'y risquer. On réussit à se trouver un passage pour le contourner prudemment et on est heureux de faire la pause du midi en sécurité proche de la route.

 

La belle route goudronnée longe la plaine humide puis se faufile entre cette plaine et une belle dune. Lorsque la route se décide à quitter la dune pour traverser la plaine on choisi de continuer à longer la grande dune sur les petites dunes qui bordent la plaine. On est seul au monde ou presque car on aperçoit des camions, ou plutôt la poussière qu'ils font, au loin dans les montagnes. Une ouverture se fait dans les grandes dunes et on s'y faufile pour passer la nuit entouré par le sable.

 

Le lendemain, on trouve une trace pour traverser la plaine et ainsi rejoindre la route qu'on quittera une heure plus tard pour suivre des pistes de montagne vers le site de ChakChak. Au cœur d'un massif montagneux désertique, une grotte et sa source attire les pèlerins depuis des siècles. Un vieux site Zoroastrien qui nous rappelle que l'Iran n'a pas toujours été musulmane. On côtoie d'autres touristes, surtout iraniens pendant une heure puis on reprend la piste, puis la route, vers le village de Kharanaq. Un vieux village en bordure d'une belle oasis sise à 1800m d'altitude. L'air y est donc assez frais et les couleurs déjà automnales. Le vieux village est abandonné et il est agréable de s'y perdre en visitant les maisons dans divers états de délabrement. La mosquée et le caravansérail ont été restaurés et les ruelles sont maintenues en assez bon état pour pouvoir imaginer la vie qu'on y menait à une époque très différente mais pas si lointaine.

 

On retourne sur nos pas vers Yazd mais on se permet une dernière piste vers les montagnes où on passera une nuit paisible avant d'entrer dans la vieille ville par la petite route du nord.

Iranische Wüste

Erzählt aus der Perspektive von Theresa

 

Welch ein herrliches Gefühl nach fast zwei Jahren wieder in der Wüste zu sein. Pierre und Ursul üben gemeinsam gleich mal das Steckenbleiben in den Dünen von Varghes in der Dash-E-Kavir, der grossen Salzwüste. Nach einigen Versuchen und fleissigem Sandpuddeln finden die beiden etwas härteren Sand und kommen doch noch den Hügel wieder hoch.

 

Nach einer ruhigen Nacht fahren wir weiter zum Schloss in Naein von wo aus wir auf unserem Weg nach Yazd weitere Teile der Wüste erkunden wollen. Für dieses Abenteuer brauchen wir einen vollen Tank. Ebenso der Land Rover von Kian (meiner Meinung nach: Kind, intelligent, adventurous, natural). Er fährt mit Mandy und Matthias aus Leipzig für drei Tage in die Wüste. Spontan lädt er uns zu einem gemeinsamen Mittagessen auf einem ausgetrockneten Salzsee ein. Wir folgen ihnen und stossen zu seinen Freunden Ehsan und Shiva.

 

Kian kennt die Wüste wie seine eigene Hosentasche. Leidenschaft für diese karge Landschaft verspürt er und weiss sie auch zu vermitteln. Wir beschliessen, gemeinsam weiter zu fahren. Off road ist hier erlaubt. Ausser einigen wenigen Dromedarbesitzern kommen nur wenige Menschen in diese Gegend. So ist es nicht verwunderlich, dass wir während der nächsten Tage keiner andern Menschenseele begegnen.

 

Unser Lager für zwei Nächte befindet sich erhöht am Rande einer sich über viele Kilometer erstreckenden Dünenwand. Von unserem Standort aus lassen wir am nächsten Morgen unsere Augen über die unter uns liegende Fläche schweifen, um in der Ferne einige farbige Berge zu entdecken.

 

Heute muss überprüft werden, ob das Queren des ausgetrockneten Flussbettes möglich ist, um dann morgen durch die bunte Bergwelt zurückfahren zu können. Auch wenn der Sand an der Oberfläche ausgetrocknet ist, kann es darunter noch feucht sein und unser 7,5 t schwerer Kerl käme nicht durch. Diese Gegend ist für einen schweren Lkw wie der Unsrige nur gerade in dieser Jahreszeit überhaupt befahrbar. Die Testfahrt ist ein Erfolg und lässt uns die schöne Gegend weiter entdecken. Den Rest des Tages lassen wir unsere Seelen baumeln, essen feine vegetarische Teigwaren, eine Spezialität von Kian, und am Abend gibt es Rösti und Steinpilzrisotto. Einige Sternschnuppen, die perfekt sichtbare Milchstrasse, das knisternde Lagerfeuer und die angenehme Stimmung in unserer Gruppe lassen einen schönen Tag friedlich ausklingen.

 

Nach einer teilweise recht abenteuerlichen Fahrt durch enge Passagen, verabschieden wir uns am nächsten Tag beim Sunset point in Fahrazad voneinander.

 

Pierre und ich verbringen nun zwei Nächte alleine in der Wüste rund um Mesr bevor wir Kian, Ehsan, Shiva, Thomas, Christopher und Martin treffen. Eine weitere gemeinsame Tour in der Wüste ist angesagt. Es gibt jede Menge zu lachen mit den humorvollen Österreichern.

 

Die Fahrt am nächsten Morgen durch die Dünen ist schlichtweg grandios. Alleine würden wir es nicht wagen, eine solche Strecke zu fahren. Der Beginn auf halb steinigem halb sandigem Boden stellt keine grosse Herausforderung dar. Dann kommt jedoch ein Aufstieg, den bereits Kian mit dem Auto von Thomas nicht ganz so einfach schafft. Wir nehmen dreimal Anlauf und kommen doch nicht hoch. Die Kombination weicher Sand, steile Böschung und hohes Gewicht des Fahrzeuges erschweren das Unterfangen. Beim vierten Mal fahren wir so weit wie nur möglich, lassen noch weitere Luft aus unseren Reifen, benutzen unsere vier Sandbleche und die Hilfe von Ehsan. Er zieht uns mit seinem Toyota Landcruiser nur gerade auf die Bleche. Diese eine Sekunde macht ihn unheimlich stolz. Wann hat denn schon ein Toyota Landcruiser einen Unimog abgeschleppt? Etwas weiter ist der Boden fest und so steht Ursul bald ganz oben auf dem kleinen Pass. Genau in dieser Phase unseres Abenteuers streikt mein Fotoapparat. Runter fahren wir über eine steil abfallende Düne. Einmal mehr schliesse ich zur Sicherheit meine Augen. Es geht gut. Die nachfolgenden Dünen sind sanfter und es fühlt sich an, als würden wir die Hänge hinuntergleiten. Echtes Abenteuer, wie wir es lieben.

 

Den nächsten Tag verbringen wir in der Oase Gehmri. Ein Abendessen in einem Innenhof begleitet von traditioneller iranischer Musik lässt die Erzählungen von 1001 Nacht aufleben.

 

Wir verabschieden uns von Kian und fahren alleine weiter durch die Wüste. Einmal schlafen wir mitten in einer riesigen Ebene, einmal umgeben von einer faszinierenden Dünenlandschaft und einmal in der Steinwüste umgeben von Bergen. Die Fahrt über die Dünen lässt unsere Herzen höher schlagen, nachdem wir mittels übelstem Rumpeln eine Fläche, die keine ist, durchquert haben.

 

In Yazd angekommen fahren wir gleich in die engste Strasse ein und müssen vor der Moschee umdrehen. Wir kommen nicht mehr weiter. Die Iraner schlagen uns vor, doch auf dem Miniplatz zu bleiben. Nein danke da bekommen wir sicher Probleme mit der Polizei. Ein öffentlicher Parkplatz in einem Hinterhof gleich um die Ecke nimmt uns auf. Die engen Gassen der Altstadt entdecken wir zu Fuss. Die Nacht erscheint mir ungewöhnlich laut nach der Stille der Wüste. Am nächsten Morgen wird es plötzlich ruhig. Keine Autos fahren mehr vorbei. Dafür hören wir laute Sprechchöre. Was ist denn wohl los? Auf dem Weg zum Wassermuseum begreifen wir, dass wir mitten in eine Demonstration hineingeraten sind. Da ich grundsätzlich keine grossen Menschenansammlungen mag, verlassen wir den Ort des Geschehens rasch und nutzen den Basar, um zu einem Einkaufszentrum zu gelangen. Das Museum ist geschlossen.

 

Auf einer Mauer sitzt ein Mädchen, sie hält in der einen Hand eine iranische Flagge und in der andern ein Protesttransparent. Sie sieht mich an, lächelt mir zu, ich mache ein symbolisches Foto von ihr und sie antwortet mit einem herzlichen Lachen. Auf unserem weiteren Weg werden wir noch mit einem leckeren, gerade aus dem Backofen kommenden, Brot beschenkt.


15.3. - 19.4.2017



Dasht-e-Lut: die leere Ebene - la plaine vide


Reise in Bildern - Voyage en images


Momentaufnahmen - Petites histoires

Aprilscherz

Um 2 Uhr 55 in der Früh summt mir Pierre "Happy Birthday". Genau zum richtigen Zeitpunkt. Ein schöner Sonnenaufgang weckt das Geburtstagskind auf. Wir sind mitten in der Wüste Dasht-e-Lut. Besser könnte ein Tag nicht beginnen. Wir machen erst einmal unser Morgentraining. Ich gehe im raschen Schritt einen Hügel hoch und da singt es vom nächsten Hügelgipfel: "Chère Theresa c'est à ton tour de te laisser parler d'amour". Ich bin zutiefst gerührt. Ein reichliches Frühstück mit Eiern und falschem Speck beglückt meinen Gaumen und Magen. Ich bin zufrieden und glücklich. Der weitere Weg wird geplant und unser Haus für die sicher wiederum holprige Fahrt vorbereitet. Nur noch kurz die Standplätze der letzten drei Tage eintragen. Irgendetwas stimmt hier nicht. Ein Stellplatz scheint vergessen gegangen zu sein. Ich will schon bei Pierre nachfragen, als mein Blick auf den Kalender fällt. Heute ist erst der 1. April. Mein Lachen erfüllt die Stille der Wüste. Ich hätte mir keinen besseren Aprilscherz ausdenken können, dem ich nicht mit voller Überzeugung auf den Leim gegangen wäre.

Poisson d'avril

Très tôt le matin, à moitié endormie, j'entends mon bien aimé me fredonner "Happy Birthday". Quelques heures plus tard un magnifique lever de soleil me réveille définitivement. Un début de journée splendide dans un paysage de toute beauté. Encore des souhaits? Lors de ma gymnastique matinale j'entends du sommet d'une des collines Pierre me chanter: "Chère Theresa c'est à ton tour de te laisser parler d'amour". Je suis émue. Des œufs avec du faux bacon réjouissent mon palais et mon estomac. C'est le bonheur total. Nous préparons notre départ et fixons bien les choses à l'intérieur de notre maison. Le trajet de la journée promet un chemin plutôt mouvementé. Avant le départ il faut encore vite compléter ma liste des places de nuit. Je constate que j'ai oublié une place et je me prête à consulter Pierre lorsque je regarde le calendrier. Aujourd'hui c'est le premier avril, mon anniversaire c'est le deux. J'éclate de rire, interrompant pour un court moment le silence du désert. Quel beau poisson d'avril et j'y ai vraiment cru dur comme fer.


Tag der Natur

Am Tag der Natur, 2. April, fahren die Iraner aufs Land, stellen ihre Popup-Zelte auf, breiten ihre Teppiche aus und picknicken en famille. Viele unter ihnen haben auf dem Dach ihrer Autos die Büschel Gras vom Neujahrsfest befestigt. Diese fallen des Öfteren runter und so liegen überall auf den Strassen Grasbüschel. Die grossen Neujahrsferien nehmen ihr Ende und am nächsten Tag kehrt für die meisten Iraner der Alltag wieder ein.

Journée de la nature

Cette journée clos les festivités de la nouvelle année iranienne. Les gens partent dans la nature, installent leur tente pop-up, placent leur tapis devant et pique-niquent en famille. Souvent ils transportent sur le toit de leur voiture le petit morceau d'herbes du jour de l'an. Comme ils les perdent fréquemment, les routes sont parsemées de petits tas d'herbes. Le lendemain la vie quotidienne reprend son élan pour la majorité des iraniens.


Die verflixte Null

Nicht nur für uns scheint der Umgang mit Toman und Rial ein Problem zu sein. Die Null hat es in sich. In der kleinen Stadt Fardows parkieren wir Ursul in der Nähe des Zentrums, um Geld zu wechseln. Wir sprechen einen Mann an und fragen nach der nächsten "Wechselstube". Keine einfache Sache, wenn man nicht die gleiche Sprache spricht. Praktisch zeitgleich hält ein Auto neben uns an. Der Fahrer spricht Englisch und bringt uns zur nächsten Bank. Spontane Hilfe auf Iranisch. 100 $ wollen wir wechseln. Alle anwesenden Iraner sind überzeugt, dass wir dafür 32 Millionen Rial erhalten sollen. Pierre versucht des langen und breiten zu erklären, dass dies 1000 und nicht 100 $ entspricht. Nichts zu machen, sie geben uns die 32 Millionen Real. Da Pierre mittlerweile auch verunsichert ist, nimmt er sie an. Ich verlange zur Sicherheit die Mailadresse von unserem Helfer, um mich später erkundigen zu können, ob nicht doch die Bank einen Fehler gemacht hat.

 

Amir will uns unbedingt noch seiner Frau, Laya, vorstellen. Sie sind Besitzer der Academy Nikan und unterrichten Englisch. Laya lädt uns spontan ein, am späteren Nachmittag an ihrem Unterricht teilzunehmen. Dies wäre eine super Gelegenheit für ihre Schülerinnen ihr Englisch praktisch anzuwenden. Sie bittet mich, auch ein traditionelles Essen für die Familie zu kochen. Wir akzeptieren und stellen Ursul gleich neben ihr Haus, um die Nacht dort zu bleiben.

 

Wir sind noch am Plaudern, als in rasantem Tempo der Bankmanager angefahren kommt. Erst einmal wird auf Farsi palavert, um dann Pierre zu bitten die 32 Millionen Rial minus 3.2 Millionen Rial zurück zu geben. Ende gut alles gut.

 

Gegen 5 Uhr werden wir von Amir, nun in Schale, zur Academy chauffiert. In einem kleinen Klassenzimmer erwarten uns 15 Schülerinnen. Alle sind in schwarze Tschadors gewickelt und stehen. Sie begrüssen uns im Chor. Auf Geheiss von Amir und Laya setzen wir uns alle. Hier herrscht noch Disziplin. Die Schülerinnen sind sehr jung und ihr Englisch rudimentär. Scheu stellen sie uns fragen und wir versuchen diese so einfach wie nur möglich zu beantworten. Die Lehrer intervenieren konstant in Farsi. Ein babylonisches Sprachengewirr entsteht, denn unter uns sprechen wir auch noch Französisch. Die Stunde ist um und die obligate Fotosession sowie Autogrammstunde kann beginnen. Wir fühlen uns wie Brad Pitt und Angelina Jolie. Einige Tschadors fallen und wir bekommen die schön gekleideten Teenager doch noch etwas mehr zu Gesicht. Auch in diesen Outfits werden die Kleiderregeln selbstverständlich strikt eingehalten. Schnell noch einen Tee trinken und schon ist die nächste Gruppe da.

 

Diese Gruppe spricht und versteht besser Englisch. Sie sind auch im Schnitt etwas älter. Zwei von ihnen sind echt neugierig. Eine will wissen, wie Pierre um meine Hand angehalten habe. Unsere Geschichte löst einige entzückte Laute aus. Alle haben sichtlich Spass an unserem Austausch und so geht die Zeit schnell um. Bevor uns Amir in der nächsten Pause ein Museum in der Stadt zeigt, folgt eine weitere Fotosession.

 

Die letzte Gruppe des Tages spricht und versteht recht gut Englisch. Eines der Mädchen spricht auch im TGV-Tempo einige Sätze Französisch. Auf die Frage, welchen Beruf sie ergreifen möchten, antworten mehrere mit Ärztin. Nun bin ich echt müde und muss ja noch ein traditionelles Essen für die Familie kochen. Ein Blick auf die Uhr zeigt, es ist bereits kurz vor 21 Uhr. Nach der obligaten Fotosession und einem Tee fahren wir zu Amir und Laya.

 

In aller Eile bereite ich im Ursul eine Rösti mit Champignonsosse und Krautsalat zu. Die Rösti wird von der Familie mit wenig Salat, Sosse oder Ketchup in Brot verpackt auf iranische Art gegessen. Auch Layas Vater und ihre Schwester sind da. Nach einem Tee verabschieden wir uns, werden nochmals kurz von uns unbekannten Frauen im Ursul besucht, bevor wir um Mitternacht todmüde ins Bett fallen.

Le zéro ensorcelé

Il n'y a pas que nous qui se laisse ensorceler par le zéro. Les Iraniens nous prouvent qu'un zéro peut bien changer le monde ou presque. Nous arrivons dans une petite ville qui porte le nom d'un célèbre poète iranien, Fardows. Après avoir stationné Ursul non loin du centre nous nous mettons à la recherche d'un bureau de change. Le premier Monsieur que nous rencontrons ne parle que farsi. Une voiture s'arrête et quel chance le conducteur parle très bien l'anglais. Il nous amène à sa banque avec sa voiture. Gentillesse iranienne. Pierre veut changer 100 $ américain. Les Monsieurs discutent un peu et Pierre vérifie le taux d'échange sur internet. Ils devraient nous payer 3,2 Millions de rial. Pourtant ils insistent que nous avons droit à 3,2 million de tomans, soit 64 beaux billets de 500,000 rial. Pierre refuse et essaie de leur expliquer qu'ils mettent un zéro de trop. Rien à faire. Pierre commence à douter avec tous ces zéros et finalement accepte les 32 millions. Pour pouvoir rester en contact avec Amir et avoir une chance de les rembourser si jamais ils se sont trompés je lui demande immédiatement son adresse mail.

 

Amir nous propose de rencontrer son épouse, Laya, et ses deux garçons à la maison. Nous acceptons son invitation. Ils sont propriétaires d'une école de langue anglaise, Academy Nikan. Laya spontanée comme tout nous prie de participer à ses cours en soirée. Après une courte hésitation nous acceptons. Elle me demande aussi de faire un souper suisse pour la famille. Nous stationnons Ursul juste à côté de leur maison. Nous sommes encore en train de parler de la suite de l'après-midi que le gérant de la banque arrive en toute vitesse. Il a réalisé son erreur et des 64 billets, nous n'en gardons que six.

Vers 5 h, Amir, habillé chic, nous amène en voiture à l'Acadamy Nikan. Dans une petite salle une quinzaine de jeunes filles nous attendent. Elles sont debout lorsque nous entrons et s'assoient seulement après nous avoir saluer en chœur. La discipline y règne. Leur connaissance de la langue anglaise est rudimentaire et nécessite beaucoup d'interventions en farsi de la part de Laya et d'Amir. Un vrai mélange de langues en résultent. Une session d'autographes et de photos termine le tout. Pour un moment nous nous sentons comme Brad Pitt et Angelina Jolie. A la fin, quelques tchadors noirs tombent et nous découvrons des jolies filles habillées en couleur tout en respectant les règles de l'état islamique.

 

Vite un verre de thé et le deuxième groupe arrive déjà. Elles sont un peu plus âgées et parlent mieux anglais. Deux d'entre elles sont particulièrement curieuses et osent même demander des questions plus personnelles. Pierre doit leur raconter comment il m'a demandé en mariage. Elles sont ravis d'entendre notre histoire. Le temps passe vite avec ce groupe. Après la session de photo Amir nous montre un peu la ville et nous fait découvrir un musée dans un ancien hammam avec, entre autres, une exposition de vieilles motos.

 

Nous retournons pour discuter avec un troisième groupe de filles/femmes. La discussion est moins facile, car nous commençons à sentir la fatigue ; il est presque 21 h. Une des étudiantes nous surprend en récitant quelques phrases en français. Après une troisième session de photos nous quittons les lieux avec Amir et Laya.

 

Je prépare vite une roesti, une sauce aux champignons et une salade de choux dans Ursul puis nous apportons le tout dans leur maison. Ils mangent la roesti à l'iranienne, enveloppé dans du pain et le trouvent très bon. Le père et la sœur de Laya y goûtent également. Un dernier thé et nous quittons la famille crevés; il est presque minuit. 


Kräuter

Für einen Franken kann frau einen grossen Strauss frische Kräuter kaufen: Estragon, Petersilie, Basilikum und Koriander. Ein herrlicher Duft! Nun schnell eine Büchse Kichererbsen, eine Handvoll frischen Koriander, Limettensaft, Olivenöl, Kreuzkümmel und Salz zusammen mixen. Dieser Humus schmeckt einfach köstlich.

Herbes

Dans une petite ville j'achète , pour un franc seulement, un immense bouquet de persil, de basilique, d'estragon et de coriandre. J'adore sentir des herbes fraîchement cueillies. Une boite de pois de chiches, une poignée de coriandre, du jus de lime, de l'huile d'olive, du cumin et du sel passés à la mixette donnent un humus succulent. Que c'est bon!


Pisten - La piste

La traversée des Monts Hazara

Notre deuxième séjour iranien commence sur la côte du golfe persique à Bandar Abbas. Un problème de démarreur et de batterie nous retarde mais avec le démarreur de secours ramené d'Islande, ça semble aller même si on se rappelle qu'il n'a jamais aimé le froid. Merci à Juergen et Marion pour leur aide.

 

J'ai beau chercher de belles pistes, je ne trouve rien de vraiment satisfaisant avant d'être presque arrivé à Kerman. Entre Jiroft et Kerman, la traversée des Monts Hazara peut se faire par deux grandes routes, par une petite route et par une piste. C'est bien sûr la piste qui nous tente mais comme elle monte à 3000 m., je crains que la neige nous bloque le passage. Notre plan B sera alors la petite route.

 

Arrivé à Jiroft, je suis pessimiste. La météo s'annonce pluvieuse et froide pour les prochains jours, pas le moment de partir en haute montagne. Mais après avoir traversé une région plutôt chaude et peuplée, c'est de fraîcheur et de solitude en montagne qu'on a envie.

 

La montée se fait en douceur jusqu'à 2000m. Les arbres sont en fleur et ça sent le printemps même si le ciel est gris. Les villages sont plus traditionnels, on croise plusieurs véhicules bien chargée de toute la famille partie fêter la Noorouz (nouvelle année iranienne) au village. On sent la pluie approcher et le sol argileux autour de nous est déjà bien humide. Si on s'y arrête pour la prochaine nuit pluvieuse, le départ sera pénible demain. On continue donc à monter pour passer la nuit sur un plateau plus rocailleux.

 

On a bien fait car le lendemain, comme prévu, c'est pluvieux et froid. On reste sur place pour la journée. Le 3e jour est toujours froid mais les éclaircies sont plus prometteuses et on se lance. Ursul n'est pas d'accord et refuse de démarrer. Après avoir chauffé le moteur et rechargé la batterie avec la génératrice, ça décolle enfin.

 

Du plateau, à 2400m., on tente la piste vers la montagne. Les ruisseaux coulent à flots et la neige fraîche n'est pas loin. Assez vite, arrive le premier défi, la traversée à gué d'une première rivière en crue. Avant cette crue, la traversée devait être très facile mais ce matin, la couleur et le débit nous empêchent d'évaluer la situation. Il faut se mouiller et sonder le terrain qui finalement se passe sans mal.

 

Arrivé à la deuxième traversée, c'est la fête. Une petite voiture vient de traverser au grand plaisir de toute la famille photographe. La famille nous invite au prochain village, Barfandar, pour fêter la Nooruz avec eux. On les suit donc sur la piste qui continue à monter jusqu'à 2600m. La neige est là mais tout va bien.

 

Ursul réussissant à entrer dans la cour, on décide de passer le reste de la journée avec eux. Originaires du village, la plupart vivent maintenant à Kerman. Plusieurs parlent assez bien anglais et l'ambiance est à la fête. On mange, on joue, on jase, on rit, on célèble le nouvel an quoi. Avec eux, tout est simple, on peut faire une sieste sur le tapis du salon, aller prendre une marche ou s'isoler dans Ursul. Comme tout le monde doutent que la traversée soit possible dans ces conditions, on se prépare à redescendre avec eux le lendemain matin.

 

Le matin arrive plus ensoleillé que la veille. Le petit déjeuner avec eux est tout simple et tout le monde se prépare à repartir. La neige a déjà pas mal fondu et probablement que le niveau d'eau des rivières a baissé. On nous dit que la piste peut être très mauvaise pendant 7 km jusqu'à la mine mais qu'après ça sera plus facile. On choisit donc d'essayer.

 

C'est grandiose, de petits champs et des noyers bordent la piste. Les petits villages attendent le retour de leurs habitants avec le vrai printemps. Les traversées de rivières se font assez bien. Il y a de petits éboulis mais rien de grave. On monte jusqu'à 2900m et la confiance revient.

 

On est presqu'arrivé à la mine lorsqu'on aperçoit la première voiture. Elle tente de venir vers nous en sens inverse mais elle s'embourbe. On est tout surpris de voir une voiture deux roues motrice par te tels chemins. On les tire du bourbier et chacun continue son chemin. Arrivé à la mine, on sait qu'on devrait réussir. Le chemin continue à monter jusqu'à 3000 m. et la neige se fait de plus en plus présente mais la piste est devenue une route de terre pour le passage des camions Benz de la mine. C'est sous le soleil et les sommets enneigés qu'on redescend vers Kerman.

Die Hazara Berge

Unsere zweite Reise im Iran beginnt am Persischen Golf in Bandar Abbas. Ein Problem mit dem Anlasser und der Batterie verzögert unsere Weiterreise. Der aus Island mitgebrachte Ersatzanlasser wird mit Hilfe von Jürgen eingebaut. Ein herzliches Dankeschön an Jürgen und Marion.

 

Meine Suche nach einer geeigneten und schönen Piste, die in Richtung Kerman führt, gestaltet sich schwierig. Zwischen Jiroft und Kerman führen zwei grosse und eine kleine Strasse sowie eine Piste durch die Hazara Berge. Trotz der Höhe, 3000 m, lockt uns natürlich die Piste. Ich befürchte, dass gewisse Passagen wegen Schnee nicht befahren werden können. Unser Plan B ist die kleine Strasse.

 

In Jiroft angekommen bin ich pessimistisch gestimmt. Die Wettervorhersage verkündet starke Regenfälle, Kälte und Neuschnee in den höheren Lagen. Nicht wirklich der richtige Zeitpunkt für eine Expedition in die Berge. Jedoch nach einigen Tagen in dicht bevölkerten Gegenden und warmen Temperaturen haben wir Lust auf kühle Luft und Einsamkeit.

 

Bis 2000 m steigt die Strasse sanft an. Die Bäume blühen und es riecht nach Frühling trotz des grau verhangenen Himmels. Die Dörfer sind traditioneller und wir begegnen mehreren schwer beladenen Autos. Die Familien sind unterwegs, um das iranische Neujahrsfest, Noorouz, in den Dörfern zu feiern. Die ersten Tropfen Regen fallen auf bereits völlig durchnässten Boden. Hier können wir für die Nacht nicht bleiben, denn die angekündigten Regenfälle werden das Gelände weiter aufweichen und so unsere Wegfahrt am nächsten Morgen eher schwierig gestalten. Wir fahren weiter auf eine steinige Hochebene.

 

Ein guter Entschluss, wie es sich am nächsten Morgen herausstellt. Es ist kalt und regnerisch. Wir bleiben an Ort und Stelle für den Tag und die nächste Nacht. Am dritten Tag hellt sich der Himmel etwas auf. Wir wollen weiter. Ursul jedoch ist nicht mit uns einverstanden und bockt. Der Anlasser funktioniert nicht. Nach Heizung des Motors und Aufladen der Batterie mittels Generator klappt es dann doch noch.

 

Von der auf 2400 m liegenden Hochebene aus folgen wir der geplanten Piste. Die Bäche toben und der Neuschnee ist nah. Die erste Herausforderung kommt schon bald, ein breiter reissender Bach muss durchquert werden. Vor den starken Regenfällen war das sicher ein einfaches Unterfangen, heute jedoch ist das Wasser dunkelbraun und ich kann die Situation nicht einschätzen. So muss ich rein ins kalte Nass und den Boden mit Füssen und Stöcken abtasten. Wir kommen ohne Probleme durch.

 

Bei der nächsten heiklen Stelle, wiederum ein reissender Bach, steht eine ganze Familie am andern Ufer. Ein kleines Auto hat es unter den Zurufen aller geschafft den Bach zu durchqueren. Wie es üblich ist im Iran, wird von allen Seiten das Ereignis fotografisch festgehalten. Alle sind guter Laune und laden uns zu sich ins nächste Dorf, Barfandar, ein. Sie feiern Neujahr. Wir folgen ihnen auf der nun teilweise schneebedeckten Piste auf 2600 m. Alles geht gut.

 

Ursul schafft es nur ganz knapp durch das Tor in den Innenhof. Für den Rest des Tages bleiben wir hier. Die Familie stammt von diesem Dorf. Die meisten unter ihnen leben heute jedoch in der Stadt Kerman. Mehrere sprechen recht gut Englisch. Es ist richtige Feststimmung. Wir essen (köstlich), spielen, plaudern, lachen und feiern das neue Jahr zusammen. Mit ihnen ist alles völlig unkompliziert. Wir können auf dem Teppich im Wohnzimmer unseren Nachmittagsschlaf machen, spazieren gehen oder uns in den Ursul zurückziehen, einfach so, wie wir Lust und Laune haben. Da alle davon ausgehen, dass wir am nächsten Tag nicht weiterfahren können, beschliessen wir für die Nacht zu bleiben und mit ihnen am nächsten Tag gemeinsam bis zur Teerstrasse zurückzufahren.

 

Am nächsten Morgen scheint die Sonne. Nach dem einfachen Frühstück packen alle ihre Sachen. Der Schnee ist schon etwas geschmolzen und die Bäche haben auch weniger Wasser. Sie sagen uns, dass die ersten 7 km unserer Weiterfahrt bis zu einer Mine mit einer Piste in sehr schlechtem Zustand zu rechnen sei. Danach sollte sie jedoch gut befahrbar sein. Wir beschliessen, das Risiko einzugehen und weiter Richtung Kerman zu fahren.

 

Es ist wunderschön, Nussbäume und kleine Felder säumen die Piste. Die kleinen Dörfer warten auf ihre Bewohner, die zu Frühlingsbeginn wieder kommen. Wir durchfahren ohne Probleme breitere und schmälere Bäche. Hier und dort ist ein Stück Piste abgerutscht. Wir kommen aber überall durch. Wir sind nun auf 2900 m und zuversichtlich, dass wir es schaffen.

 

Kurz vor der Mine treffen wir auf das erste Auto. Vor unseren Augen fährt es sich fest. Wir sind völlig überrascht, einem Auto mit Zweiradantrieb auf einer solchen Piste zu begegnen. Wir ziehen es raus aus seiner misslichen Lage. Der Fahrer beschliesst einfach weiter zu fahren. Bei der Mine angekommen, sind wir sicher, unser Abenteuer zu bestehen. Die Naturstrasse steigt weiter an bis 3000 m. Es hat mehr und mehr Schnee. Kein Problem. Die Strasse ist für die Benz der Mine gebaut worden. Unter strahlend blauem Himmel und von Schneebergen begleitet fahren wir Kerman und den Färbers entgegen.


Le Dasht-e-Lut

Ce grand désert, le plus chaud du monde, constitue notre objectif principal de ce deuxième séjour en Iran. C'est le plus sauvage, le plus spectaculaire et le plus dangereux des déserts iraniens. Toutes sortes d'histoires circulent à son sujet. L’Afghanistan et le Pakistan n'étant pas loin, on y dit que les contrebandiers y font la loi. Ils auraient même placé des mines ici et là. La police interdit souvent aux étrangers certaines zones, à moins d'avoir guide et autorisation.

 

On n'a ni l'un ni l'autre mais on a maintenant une bonne expérience du désert, un bon véhicule et de bonnes cartes. On y va doucement, étape par étape, en commençant par la zone Sud-Est. Deux jours pour atteindre Shahdad qui n'est pourtant qu'à quelques heures de Kerman. Ça valait le coût. Une région peu visitée avec de belles surprises dont les ruines d'un vieux village d'oasis à Keshit. La piste va de facile à très difficile, dont un passage au-dessus d'un ruisseau où il a fallu se fabriquer un petit pont.

On se ravitaille en carburant à Shahdad et on continue vers les Kalouts.

 

C'est de loin la partie la plus connue du Dasht-e-Lut. La route goudronnée de Shahdad à Nehbandan en traverse une partie mais l'arrivée en douceur est bien meilleure par une piste qui part de Shahdad Desert Camp. Un peu plus loin, on quitte la piste en suivant quelques traces qui passent entre les premiers Kalouts. D'immenses rochers sculptés par l'érosion. On n'y voit personne pendant quelques heures alors imaginez le choc qu'on a en arrivant à la route asphaltée. Des dizaines d'Iraniens en vacance sont venus admirer ce beau paysage. Comme ils sont tous regroupés, en quelques minutes on les abandonne en prenant la piste au Nord-Ouest vers la rivière Shur.

 

Le début est plutôt monotone mais à l'approche de la rivière, le décor est plutôt insolite. Une vraie rivière qui coule à l'année en plein désert. Beaucoup d'eau brune en provenance des montagnes encore enneigées à l'ouest. Et pourtant, aucun humain, aucun chameau, aucune végétation. Beaucoup de traces de véhicules mais on a encore tout l'espace pour nous deux. Theresa en danse de bonheur.

 

Le retour vers la route goudronnée se fait en prenant un raccourci entre les Kalouts. On se sent prêt pour le vrai Dasht-e-Lut. On a trouvé, sur le site web "PISTENKUH" de deux voyageurs allemands, la trace GPS de leur expédition de l'an dernier avec un véhicule semblable au notre. Une boucle de 275km au sud de la route goudronnée. En plein désert, sans route, sans piste. Le premier jour, il y a beaucoup de traces sur le plateau graveleux qui vont dans toutes les directions. On suit la trace GPS et on passe notre première nuit en haut d'une falaise érodée. Le deuxième jour, on trouve un passage pour descendre dans la plaine, une plaine parsemée de Kalouts spectaculaires. La trace nous fait traverser une de ces montagnes. Pour monter, une grande avenue sablonneuse entre les falaises nous conduit facilement au sommet pour admirer un paysage spectaculaire. Une belle place pour luncher. Mais avant la pause, je dois sortir la pelle pour nous faire un chemin car la petite montée est trop raide et trop en dévers. Je creuse un canal pour les roues de gauche et je place les plaques pour empêcher les roues de droite de s'enfoncer. Ça marche du premier coup. L'après-midi se continue d'abord en trouvant des passages entre les Kalouts puis on approche les grandes dunes où on passera une nuit paisible.

 

Le troisième jour se continue en longeant ces grandes dunes. La végétation réapparait graduellement et avec elle, les premiers chameaux. On quittre les dunes pour rejoindre les montagnes au coucher de soleil.

 

Pour le dernier jour, on choisit de laisser la trace GPS de "Pistenkuh" pour trouver notre propre voie jusqu'à la route. Dans un lac asséché, Theresa oublie ses craintes et reprend la conduite qu'elle avait délaissé depuis le Sahara il y a deux ans; une vraie pro !!!

Dasht-e-Lut

Diese grosse Wüste, die wärmste der Erde, ist unser Hauptziel während unseres zweiten Besuches Irans. Sie gilt als die wildeste, spektakulärste und gefährlichste der iranischen Wüsten. Viele Geschichten werden über sie erzählt. Da sie nahe an den Grenzen zu Afghanistan und Pakistan liegt, wird gesagt, dass hier die Schmuggler das Sagen haben. Es gäbe Orte, an denen sie vermint sei. Die Polizei verbietet Ausländern öfters den Zugang zu bestimmten Zonen ohne Führer und Sonderbewilligung.

 

Wir haben weder das eine noch das andere, bringen jedoch einige Wüstenerfahrung, ein gutes Fahrzeug und gute Karten mit. Wir gehen dieses Abenteuer langsam an, Etape für Etape, in der südwestlichen Zone. Wir brauchen zwei Tage bis zur Stadt Shadad, die nur wenige Autostunden von Kerman weg liegt. Eine lohnende Entscheidung. Eine wenig besuchte Region mit schönen Überraschungen unter anderem die Ruinen eines alten Oasendorfes in Keshit. Die Piste lässt nichts zu wünschen übrig, einmal ganz einfach und dann auch wieder schwierig. So werden wir an einer Stelle sogar zu Brückenbauer.

 

In Shadad füllen wir unseren Tank und fahren weiter in Richtung Kalouts.

 

Dies ist der berühmteste Teil der Dasht-e-Lut. Die geteerte Strasse von Shadad nach Nehbandan führt durch einen Teil dieses Gebietes. Wir entdecken diese Landschaft aber auf einer Piste, welche vom Shadad Desert Camp aus startet. Nach einer Weile verlassen wir auch diese und fahren einzelnen Spuren nach, die uns durch die Kalouts/Yardangs führen. Durch Erosion sind riesige Felsskulpturen entstanden. Wir begegnen während mehrerer Stunden niemandem. Stellt euch unseren Schock vor, als wir bei Ankunft auf der asphaltierten Strasse, eine grosse Truppe Iraner mit ihren Fahrzeugen entdecken, die diese schöne Landschaft bewundern. Sie profitieren von ihren Neujahrsferien, um ihr Land zu bereisen. Da sie sich gruppiert auf einer relativ kleinen Fläche bewegen, lassen wir sie in wenigen Minuten hinter uns. Wir folgen der Piste in nordöstlicher Richtung, die uns zum Fluss Shur führt.

 

Der erste Teil ist eher monoton, aber je näher wir dem Fluss kommen, je interessanter wird die Landschaft. Ein richtiger Fluss mit rot-braunem Wasser fliesst das ganze Jahr durch die Wüste. Das Wasser kommt den noch schneebedeckten Bergen in der Ferne. Dennoch finden wir hier weder menschliche Siedlungen noch Dromedare oder irgendeine Form von Vegetation. Trotz vieler Fahrzeugspuren begegnen wir keiner Menschenseele. Wir haben diese wunderschöne Landschaft für uns alleine. Diesmal bringt Theresa ihre Glücksgefühle mit einem Tanz zum Ausdruck.

 

Am nächsten Tag nehmen wir eine Abkürzung zwischen den Kalouts zurück zur geteerten Strasse. Wir sind bereit für die "echte" Dash-e-Lut. Pistenkuh, zwei deutsche Langzeitreisende, stellen auf ihrer Internetseite eine GPS-Spur zur Verfügung. Sie sind sie ende letzten Jahres mit einem ähnlichen Fahrzeug gefahren. Eine Rundreise von 275 km durch die Wüste ohne Strassen oder Pisten im Süden der geteerten Strasse. Am ersten Tag begegnen wir vielen Fahrspuren auf einer Kiesebene, welche in alle Richtungen zeigen. Wir folgen den GPS-Daten von Pistenkuh und kommen gegen Ende des Tages am Rande eines Plateaus an. Hier verbringen wir unsere erste Nacht mit wunderschöner Aussicht auf die Abbruchkante und die dahinterliegende Fläche. Am zweiten Tag fahren wir hinunter in die scheinbar unendliche Ebene mit unzähligen spektakulären Kalouts. Die Spur führt nun direkt durch die Kalouts. Bergauf über festen Sand zu einem Aussichtspunkt über die grandiose Natur. Ein schöner Ort für das Mittagessen. Jedoch vor meiner verdienten Pause gilt es noch die Weiterfahrt mit Schaufel in der Hand vorzubereiten. Der kleine sandige Aufstieg ist zu steil und abfallend. Ich schaufle rechts eine Fahrspur und lege links unsere Sandbretter hin. Mit Anlauf gelingt es mir, Ursul beim ersten Versuch über die kritische Stelle zu fahren. Am Nachmittag fahren wir weiter auf festem Sand, unzählige weitere Kalouts ziehen uns in ihren Bann. Gegen Abend erreichen wir eine grandiose Dünenlandschaft, wo wir die Nacht verbringen.

 

Am dritten Tag fahren wir diesen grossen Dünen entlang. Erst einmal sichten wir einzelne Sträucher und langsam eine immer dichter werdende Vegetation und bald schon die ersten Dromedare. Kurz vor Sonnenuntergang verlassen wir die Dünen und finden unseren nächsten Nachtplatz in den Bergen.

 

Am letzten Tag verlassen wir die GPS-Spur von "Pistenkuh" und fahren frei auf unserem eigenen Wege zurück zur geteerten Strasse. Auf einem ausgetrockneten See fährt Theresa einige Runden. Zum ersten Mal wieder am Steuer seit der Sahara vor zwei Jahren. Ein wahrer Profi!


La piste qui disparaît

En sortant du Dasht-e-Lut, on est à 700km de Mashhad, grande ville du Nord-Est où on doit faire prolonger notre visa iranien et recevoir notre visa de transit du Turkménistan. Comme on a encore une dizaine de jours, je nous trouve un itinéraire à l'aide de Google Earth. Petites routes et pistes traversant de beaux paysages en passant par les villes de Birjand, Ferdows et Bardaskan. Voici une de ces journées.

 

Le Kavir-e-Namak est un grand lac salé souvent asséché. Au lever du soleil, on l’aperçoit au loin, à quelques kilomètres. On prendra la journée pour l'atteindre. Le départ est paisible par une belle piste qui serpente entre les montagnes. La piste devient route goudronnée mais après quelques kilomètres, on bifurque sur une autre piste. Un iranien, qui prend aussi cette piste, nous demande où on veut aller. « Bardaskan » qu'on lui dit. « Oh là là, ce n'est pas par là, il faut prendre la route goudronnée soit d'un côté soit de l'autre, mais pas la piste » C'est ce que je crois comprendre de sa réponse. Mais le ciel est bleu et la montagne est belle alors on prend la piste qui est d'ailleurs très belle jusqu'à un village abandonné ou elle s'arrête. Je vais explorer les alentours à pied car Theresa a vu une bifurcation juste avant le village. La piste continue en effet par un wadi, elle est étroite mais ça devrait aller. Arrivé avec Ursul au passage plus étroit, ça ne va pas. Un rocher est tombé et il nous manque quelques cm pour passer. Comme la piste est en dévers, nous avons besoin d'un peu plus que les 2m30 d'Ursul. Je ne vois qu'une solution, dégonfler les pneus à gauche et gonfler à droite. Pas suffisant alors j'utilise le cric pour lever la roue arrière droite et glisser une plaque en dessous. En faisant grimper cette roue encore plus sur les plaques de bois, Ursul se redresse et passe sans égratignures.

 

La piste s'améliore ensuite graduellement et on fait la pause du midi. Après le dîner, notre itinéraire quitte cette piste principale pour une autre plus petite. Le GPS nous guide sur cette piste qui se transforme graduellement en sentier de moto. Ursul peine à traverser les nombreux petits ravins. Les traces sont de moins en moins visibles et on doit débarquer souvent pour trouver à pied le meilleur passage. Il ne reste plus qu'une ou deux collines à traverser lorsqu'il devient évident qu'Ursul ne pourra pas suivre le sentier de moto à flanc de colline. On cherche une autre façon de monter et une fois sur la crête, on peut la suivre jusqu'à la descente finale vers les champs d'oignons et quelques maisons abandonnées. Pas tout à fait abandonnées car quatre gars y sont de passage et nous invitent à boire un thé bien mérité.

 

La descente vers le lac est ensuite bien facile. Comme les abords boueux sont souvent traîtres, on reste au sec à distance pour la nuit.

Die sich in Luft auflösende Piste

Von der Dash-e-Lut nach Mashhad sind es noch 700 km. In dieser im Nordosten liegenden Stadt müssen wir unser Visum für den Iran verlängern und das Transitvisum für Turkmenistan einholen. Da uns noch zehn Tage für diese Strecke bleiben, suche ich nach einer interessanten Route auf Google Earth. Ich finde kleine Strassen und Pisten, die uns durch schöne Landschaften und die Städte Birjand, Ferdows und Bardaskan führen. Hier die Schilderung eines dieser Tage.

 

Der grosse Salzsee Kavir-e-Namak ist des Öfteren ausgetrocknet. Bei Sonnenaufgang sehen wir ihn aus einigen Kilometern Distanz blau und weiss glänzen. Wir nehmen uns einen ganzen Tag Zeit, um an sein Ufer zu gelangen. Zu Beginn fahren wir gemütlich auf einer Piste, die sich durch Berge schlängelt. Ein kurzes Stück Teerstrasse folgt und schon biegen wir auf eine zweite Piste ab. Ein Iraner, der die gleiche Piste nimmt, hält an und fragt uns, wohin wir wollen. Bardaskan, antworte ich ihm. Er meint, dies sei nicht die richtige Richtung, wir sollen die Teerstrasse in die eine oder andere Richtung nehmen. So verstehe ich zumindest seine in Farsi geäusserte und mit Gesten untermalte Antwort. Da der Himmel wolkenlos und die Berge so schön sind, folgen wir trotz gut gemeintem Ratschlag des Iraners der Piste. Diese ist in sehr gutem Zustand bis zu einem nicht mehr bewohnten Dorf, wo sie scheinbar endet. Theresa hat jedoch kurz vor dem Dorfeingang eine wenig befahrene abzweigende Piste gesehen und so erkundige ich erst mal die Gegend. Die Piste geht tatsächlich weiter und führt durch ein enges Bachbett. Meiner Einschätzung nach wird es zwar knapp, aber Ursul sollte durchkommen. Bei der engsten Stelle fehlen jedoch einige wenige Zentimeter wegen eines heruntergefallenen Steines. Da die Piste an dieser schräg abfällt, brauchen wir etwas mehr als die üblichen 2,3 m Breite. Es gibt nur eine Möglichkeit, die rechten Reifen müssen aufgepumpt werden und aus den linken Reifen muss weitere Luft rausgelassen werden. Diese Massnahme ist jedoch nicht genügend. Ich hebe den hinteren Rechten Reifen mittels Wagenheber an, schiebe zwei Sandbretter darunter, lege zwei Holzbretter und einen Stein auf das Ganze. Langsam fahre ich an, der Reifen geht in die Höhe, Ursul wird gerade und kommt ohne einen Kratzer durch.

 

Die wird langsam wieder besser und wir halten an für unsere Mittagspause. Nach dem Mittagessen verlassen wir diese Hauptpiste und folgen einer kleineren in die richtige Richtung gemäss unserer Routenplanung. Wir folgen unserem GPS. Doch schon bald handelt es sich nur noch um eine Piste für Motorräder. Ursul bekundet Mühe, die kleinen Gräben zu queren. Die Spuren sind immer weniger sichtbar und ich muss oft erst zu Fuss den besten Durchgang suchen. Es bleiben nur noch zwei Hügel vor der Ebene, in der der See liegt. Doch Ursul kann diese auf den Spuren der Motorräder nicht bewältigen. Wir suchen eine andere Möglichkeit auf den Kamm des ersten Hügels zu gelangen. Nach einer Weile finden wir und einmal auf dem Kamm angelangt, gestaltet sich die Weiterfahrt recht einfach. Wir sehen verlassene Häuser, gepflegte Zwiebelfelder und der Beginn einer guten Piste. Verlassen ist der Ort nicht ganz. Vier junge Männer weilen für kurze Zeit hier und laden zu einem wirklich verdienten Tee ein.

 

Die nachfolgende Abfahrt zum See ist einfach zu bewältigen. Unseren Nachtplatz finden wir etwas entfernt vom schlammigen Ufer auf trockenem Boden.