Kazakhstan

22.7. - 30.7.2017



Abendlicht - Lumière du soir


Reise in Bildern - Voyage en images


Momentaufnahme - Petite histoire

Die Wohnkabine ist fixiert, der Zahn von Pierre hat eine neue Krone und auf geht es in Richtung Kazakhstan. Die erste Nacht verbringen wir oberhalb des schönen Charyn Canyons. Am nächsten Tag treffen wir auf unserem Weg zu der Piste zwischen Barthogay und Türgen Reisende aus Österreich an. Wir kennen sie bereits vom Riverside in Karakol. Laut ihnen hat es viele Parkplätze in Almaty und das Visum für die Mongolei wird innerhalb von 20 Minuten ausgestellt. Mit diesen Infos im Gepäck nehmen wir die Piste unter die Räder. Es ist Sonntag. Die Städter aus Almaty sind fleissig am Testen ihrer Vierradfahrzeuge. Zur Sicherheit fahren sie meistens in Gruppen von mehreren Autos.

Am Abend werden wir auf einem Hügel mit Sicht auf Schneeberge und Gletscher von einer Familie aufs Herzlichste in Kazakhstan willkommen geheissen. Sie schenken uns ein Stück Wassermelone und ein köstliches traditionelles Lammgericht. Die eine der Frauen hat das Letztere in der Jurte auf dem Feuer während Stunden geschmort und so hat es einen leichten Rauchgeschmack.

 

In Almaty ist der direkte Weg zur Botschaft zwecks Bauarbeiten gesperrt. Nun ein kleiner Umweg und Fussmarsch bei dieser Hitze (gegen 40°) tun uns sicherlich gut. Wir finden einen schönen Parkplatz für Ursul, der sich im Schatten der Bäume etwas auslüften kann, während wir an der prallen Sonne zur Botschaft marschieren. Das Ausstellen der Visa ist unkompliziert und rasch. Nun ist Einkauf angesagt. Nur drei Kilometer weiter gibt es einen Magnum. Durch enge Quartierstrassen finden wir den Weg zurück zur Hauptstrasse und zum Supermarkt. Der Einkauf dauert, die Rechnung ist hoch und der Kassenzettel dementsprechend lang. Die Sonne steht bereits tief und die eingekaufte Ware muss noch verstaut werden. Bis zum allerletzten Platz sind nun unsere verschiedenen Vorratskammern vollgestopft. Pierre macht den Vorschlag gleich hier neben einer lautstark brummenden Kühlmaschine zu übernachten. Nein danke, meine ich. So machen wir uns auf die Pneus und die Suche eines andern Parkplatzes. Der Abendverkehr ist so richtig im Gange! Endlich sehen wir ein weisses P auf blauem Grund. In der Zwischenzeit ist es dunkel. Pierre steigt aus und sieht sich den Platz direkt an der Hauptstrasse an. Nicht wirklich ruhig! Obwohl es sich um einen Parkplatz des Militärs handelt, wird den zwei Touristen aus der Schweiz bis am nächsten Morgen um 7 Uhr Unterschlupf gewährt. Es hat weit und breit keine andern Parkplätze. Wir werden nur darauf aufmerksam gemacht, dass wir keine Waffe haben dürfen und das Trinken von Alkohol auf dem Gelände verboten sei. Die haben echt noch Vertrauen in Fremde!

 

Am nächsten Morgen will Ursul nicht so wie wir wollen. Ein seit längerer Zeit vorhandenes Problem mit der Kupplung wird genau in diesem Moment akut. Wir schaffen es einige Kilometer weiter zu einer Kamaz-Werkstatt. Nach einer kurzen Kontrolle bringen sie uns freundlicherweise zu einer andern Werkstatt, die uns sicher helfen kann. Hier auf dem Innenhof braten wir für zwei Tage vor uns hin und warten auf das in Almaty vorhandene Ersatzteil. Regelmässige Duschen bringen etwas Erleichterung und zwischendurch kühlen wir uns zusätzlich im nahe gelegenen Magnum beim Einkaufen ab ...

 

Endlich am dritten Tag wird das Ersatzteil geliefert und innerhalb von fünfzehn Minuten installiert. Wir können los bevor wir noch eine zusätzliche Vorratskammer auf das Dach bauen müssen und unsere Schokolade definitiv davon geflossen ist.

 

Die Hitze ist unerträglich und so beschliessen wir, auf direktem Wege an die russische Grenze zu fahren. So schnell unterwegs sind wir ja normalerweise nicht und bedauern ein wenig nicht mehr von den Schönheiten Kazakhstans zu entdecken. Für die Nacht finden wir jeweils schöne Plätze in der Natur etwas abseits von der Hauptstrasse. So verbringen wir unsere letzte Nacht unterhalb eines kleinen mehrheitlich von Russen bewohnten Dorfes am Fluss Ertis, der auf dem Weg in die Arktis ist. Es ist interessant, wie Grenzorte uns immer wieder spüren, sehen und verstehen lassen, dass Grenzen eigentlich etwas fliessendes sind, unabhängig von der auf Papier eingezeichneten statischen Linie.

 

Wenige Kilometer vor dem Grenzübergang werden wir von einem Polizisten angehalten. Nachdem wir von anderen Reisenden einige unerfreuliche Geschichten gehört haben, bricht uns der Schweiss noch ein wenig mehr aus. Er bittet uns freundlich in Englisch, unsere Ausweise zu zeigen und die grossen Scheinwerfer einzuschalten. Unsere kleinen Tagesscheinwerfer reichen für einen so grossen Lkw wie Ursul nicht aus. Ansonsten plaudert er ein wenig mit uns und wünscht uns eine gute Weiterreise. Eine nette Begegnung.

 

Auf der letzten Strecke säumen immense, leuchtend gelbe, Sonnenblumenfelder unseren Weg. Einmal mehr ist Staunen eine Hauptbeschäftigung.

 

Kazakhstan hat mich beeindruckt mit seinem Gemisch von Bevölkerungsgruppen, Kulturen und Religionen - ein Land in Bewegung.


La cellule bien fixée et la dent de Pierre nouvellement couronnée nous partons à la découverte du Kazakhstan. Nous passons la première nuit en haut du très joli "Charyn Canyon". Le lendemain sur la route vers la piste qui lie les deux villages de Barthogay et Türgen nous rencontrons des voyageurs autrichien (précédemment rencontrés au Guesthouse Riverside) qui nous assurent que nous obtiendrons notre visa mongole en une vingtaine de minutes et qu'il existe beaucoup de stationnement à Almaty. Rassurés nous prenons la piste et rencontrons un nombre assez élevé de 4x4 kazakh. C'est dimanche et les gens de la ville s'amuse à tester leurs véhicules sur cette piste parfois exigeante. Ils roulent souvent à plusieurs voitures. 

 

Le soir, sur une colline avec une vue splendide sur des montagnes enneigées des monts célestes, nous faisons la connaissance d'une famille kazakh. Pour nous souhaiter la bienvenue au Kazakhstan ils nous offrent généreusement du melon d'eau et un plat traditionnel de leur pays cuit sur un feu dans une yourte. L'agneau, avec un goût légèrement fumé, est délicieux. Une arrivée super sympa dans ce pays.

 

A Almaty, grande ville moderne, la construction routière nous oblige faire un détour. Arrivés assez proche de l'ambassade mongole nous laissons Ursul sur un stationnement à l'ombre sous de grands arbres. Il peut se refroidir un peu pendant que nous continuons notre chemin à pied sous un soleil brûlant. Il fait 40°C. La procédure pour l'obtention des visas est simple et en effet ne dure qu'une petite demi-heure. De retour au stationnement nous rebroussons chemin et allons au supermarché le plus proche par les petites rues étroites du quartier. Faire l'épicerie prend du temps, le coupon de caisse est bien long et la carte visa bien soulagée. 

 

Le soleil est déjà proche de l'horizon et nous devons encore ranger tous nos achats. Nos réserves sont tellement pleines qu'un grain de riz aurait la difficulté d'y trouver une place. Évidemment, j'exagère un peu. Comme il se fait tard Pierre propose de rester pour la nuit sur le stationnement du supermarché. Le fort bruit de l'air climatisé et la chaleur toujours extrême me font refuser cette proposition. Ainsi nous partons dans la circulation du soir à la recherche d'un meilleur stationnement. Il fait déjà presque noir lorsque sur un des grands boulevards qui permettent de sortir de la ville nous apercevons un "P" blanc sur fond bleu. Pas vraiment une place tranquille pour la nuit! Pierre part demander si nous pouvons y rester et découvre qu'il s'agit du stationnement d'une base militaire. Après avoir refusé, ils nous accueillent sous les conditions de repartir le lendemain à 7 h, de ne pas avoir d'armes et de ne pas boire d'alcool. Ils ne nous fouillent pas et nous font tout simplement confiance. Incroyable, vous ne trouvez pas? Le matin à 7 h pile, nous quittons les lieux pour nous arrêter déjeuner quelques mètres plus loin. 

 

Au départ, un vieux problème intermittent d'embrayage revient. Pour la première fois, cela arrive en ville et nous avons la possibilité de voir un mécanicien avant que le problème disparaisse. Il n'y a pas de concessionnaire Mercedes camion en ville. Toutefois nous trouvons le grand centre des camions Kamaz russe. Après une première tentative,ils nous conduisent gentiment à un deuxième garage qui pourrait trouver la pièce défectueuse.

Il fait extrêmement chaud et l'attente est longue. Nous nous rafraîchissons avec quelques douches froides et surtout la visite journalière du supermarché climatisé d'à côté. Enfin le matin du troisième jour la pièce est installée juste avant que notre chocolat soit complètement fondu et que nous commencions la construction d'une nouvelle boîte de réserve sur le toit!Comme il continue à faire extrêmement chaud nous traversons, avec quelques regrets, ce grand pays rapidement. Nous trouvons quand même de très belles places proche de la route principale pour passer les nuits. La dernière nous nous installons non loin d'un petit village majoritairement habité par des Russes sur la rive de la belle rivière Ertis qui traversera la Sibérie pour rejoindre l'océan Arctique. Les lieux proche des frontières me font réaliser à quel point ces lignes fixes ne correspondent pas à la réalité des ethnies qui y vivent.

 

Quelques kilomètres avant la frontière nous sommes arrêtés par un policier. Il veut voir nos papiers et ceux d'Ursul et nous fait remarquer que nous devons allumer nos phares quand nous roulons de jour. Nos phares de jours installés dans ce but ne suffissent pas pour un grand camion comme le notre. Les histoires racontées par d'autres voyageurs sur la police Kazakh nous font transpirer encore un peu plus lorsqu'il contrôle les papiers. Finalement, il est super gentil, ne demande rien et nous souhaite un bon voyage dans un bon anglais, une gentille rencontre.Durant le dernier bout de route nous sommes entourés d'immenses champs de tournesols. Ma principale occupation devient: admirer ce magnifique paysage jaune doré.

 

Le Kazakhstan m'a impressionné par le mélange des ethnies, des cultures et des religions - un pays en mouvement.